Vendargues  23  octobre   2011                      

 

 

Sous un temps peu propice, le trophée R. Itier a fait recette.

 

Dubonnet et Poujol en sont les vainqueurs.

 

              Une demie entrée tout de même malgré un temps maussade et même de la pluie par  moment, des conditions extrêmes pour une course camarguaise.

En piste, ils sont huit raseteurs, comme prévu, Poujol, Allouani, Chekade, Outarka, Villard, Errik, Aliaga, Ouffe, aidés par cinq tourneurs.

Tous ont travaillé dans un bon esprit et intensément, comme les cocardiers qui ont tous fourni une bonne prestation. Une fois encore, mais c’est comme cela maintenant, le barricadier (Dubonnet) a supplanté le classique (Angelo) dans la décision du jury pour le trophée R Itier, mais le taureau d’Aubanel a été déclaré meilleur « cocardier » de la course.

  En ouverture, l’école taurine de Vendargues a travaillé trois taureaux jeunes de la manade Briaux.

 

Gregau (Saumade)

Après l’épisode cévenol des rubans, dont il se sort assez bien, il choisit de se déplacer pour ne pas subir. Sur Allouani et Chekade, il conclue (1 Carmen). Si le rythme est élevé, il ne refuse rien et s’incline à la neuvième.

Pluvier (Nicollin)

Lui aussi est soumis à rude épreuve dès le début. S’il a du mal à s’en sortir, il ne renonce pas pour autant en se déplaçant bien.

Petit à petit il reprend la main avec de belles poursuites, les cornes venant frapper les planches (3 C). Avec un beau final, il s’incline à la treizième en musique.

Pavoun (Vinueza)

Il a du mal à se fixer, mais ne quittant pas les planches et la rapidité dans ses répliques, il résiste bien. Ses poursuites appuyées lui valent deux fois les honneurs. Dix belles minutes justement ponctuées par Carmen.

Angelo (Aubanel-Baroncelli)

Avec lui, on change de catégorie pour jouer chez les grands. Toujours placé, il attend et comme la réplique est vive, il élargit le cercle, d’autant plus qu’il vient frapper aux planches. Pas facile car il sélectionne juste ce qu’il faut pour semer le doute chez ses adversaires.

Sérieux et difficile, il rentre ses ficelles à l’aise, il sera le seul, avec un septième Carmen.

Dubonnet (Ricard)

Le barricadier par excellence qui va cogner sans discontinuer avec puissance. A noter également sa vaillance qui sans sa mobilité ne lui aurait pas permis de tenir la distance, car il ne cèdera sa seconde ficelle qu’à la limite, épuisé mais avec un énième Carmen.

Tassou (Cuillé)

Très rapidement, nous en sommes aux ficelles. Il se soulève à plusieurs reprises et sa tenue tient les hommes à distance aux moins un temps. Car lorsque les tours, déjà peu nombreux, s’amenuisent, il est soumis à rude épreuve et subit. Onze minutes brillantes avec un sixième Carmen.

Camerone (Paulin)

Tout débute par une superbe anticipation sur Allouani, puis une poursuite très appuyée, avec finition, sur Chékade. Plus accessible par moments, il se révèlera dans de belles poursuites avec finitions très engagées. Alors que la pluie se renforce, il s’incline à la onzième avec un huitième Carmen.

 

                                                                                  Courrejau

 

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