Stars de demain, Méjanes 2008               

 

                                                                 Stars de demain,

Raseteurs, mais aussi : chroniqueurs et photographes en herbe rassemblés à Méjannes.

 

Cette finale des écoles taurines, est une idée du tandem Itier-Perron. Fédération (FFCC) et clubs taurins Paul Ricard (UCTPR) organisent cette manifestation en commun, et depuis sa création, elle s’affirme et devient incontournable en cette fin de saison.

C’était la 5eme édition et encore un franc succès. Certes, le soleil était de retour, mais le chaud au cœur venait d’ailleurs.

Nous allons laisser de côté la « polémique » sur la nécessité ou pas des écoles taurines, là n’est pas la question d’aujourd’hui.

Méjannes avait ce samedi matin, l’air d’une grande cour de lycée, mieux d’un terrain de sport, car des centaines de jeunes en survêtements était là dans une chaleureuse ambiance.

Animateurs et responsables d’écoles taurine, parent et amis étaient aussi venus pour la fête, car ce fut une belle fête et l’aficion en sortira grandie.

Après la réception et l’annonce du programme de la journée, nous commençâmes par des lots de deux vaches de sept manades, rasetées par les jeunes des 16 écoles taurines Fédérales présentes.

Cette manifestation permet également aux manadiers d’essayer vaches et taureaux qui seront, eux aussi, peut être les stars demain.

Mis à part le lot de Thibaud, les autres vaches nous ont fait passer une excellente matinée avec des jeunes qui même s’ils en gardaient un peu sous le pied pour l’après midi, ont démontraient que la relève arrive (mais le chemin est encore long).

Certains jeunes maîtrisent déjà la technique du raset et nous avons vu de belles actions, d’autres (parfois les mêmes) ont pris des « boites » ça fait partie de l’apprentissage.

Sur place, la manade Chapelle nous a mené de mains de maître une abrivado originale où les attrapaïres ont pu s’en donner.

Après l’apéro,Ricard bien entendu , et une succulente paella, à 14H30 commençait la course de taureaux, la vrai finale.

Les jeunes raseteurs sélectionnés, étaient répartis en trois groupes, et chaque groupe rasetait trois taureaux (4 pour le dernier).

Le premier groupe : Duval, Sauveplane, Plaza, Fouad et Boyer affrontait un Saumade, pas toujours très coopératif, un Richebois (étalon franc mais beaucoup de temps en contre piste), et un Guillerme brave, brillant et finisseur.

Le second : Bouzanquet, Aroca, Bennour, Rassir, Anane, Pinter et Auphan se frottera à un Lagalére sérieux, un Chauvet vaillant et un Gillet régulier.

Le troisième : Benoit, Kesergue, Martin, Sabot (blessé au visage devra être évacué), Boufrouh, Allam et Coulomb, auront fort à faire avec un Pantaï difficile, un Ternen classique, un Lagarde brave et un Ribaud dominateur.

A la présidence, Cyril Daniel avec un sans faute , contribua au succès de la journée.

La remise des prix se faisait en piste, voici le palmarès :

-Meilleur jeune raseteur animateur : Jérôme Martin de l’école taurine de Bouillargues

-Meilleur taureau : Guillerme

-Meilleur lot de vaches : St Antoine

-Chroniqueur de demain : Lucas Vives de Vendargues

- le meilleur photographe sera désigné ultérieurement par un jury que préside Jean Mansui.

Voilà pour les faits, mais revenons sur l’initiative de cette « journée jeunes ».

Que Ricard , qui est une des entreprises (rares) qui ne se fait pas prier pour faire du social, et ses Clubs taurins soient au centre d’une telle organisation, rien de surprenant mais il faut le souligner quand même.

Que la Fédération de la course camarguaise y soit aussi impliquée, ça correspond à une profonde volonté du Président Itier de faire des traditions taurines et de la course en particulier, une affaire de jeunes pour que l’avenir soit assuré.

Ces trois cents jeunes (et plus avec ceux qui étaient sur les gradins), ont passé une journée de passion, de compétition dans une excellent esprit et ambiance qui ne peuvent que les aider dans leur accomplissement.

S’ils n’avaient pas été là aujourd’hui et les autres jours où ils s’entraînent ou se produisent dans des arènes, où pensez-vous qu’ils auraient passé leur temps ? Poser la question, c’est y répondre….

Alors, écoles taurines ou pas ! C’est en tout cas un sacré lien social….et aujourd’hui c’est ce qui manque le plus. De plus ,nos traditions ont tout à gagner quand elles sont portées par la jeunesse.

Alors bravo à H Itier , la FFCC, à D. Perron et l’UCTPR malgré la crise, vos actions sont à la hausse….

A l’an prochain pour la sixième édition.

Courrejau

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