Le Grau   du roi  25  Septembre   2011                      

 

 

           Concours de manade excellent et qui termine en apothéose la saison Graulenne.

Félicitations à tous

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Une bonne moitié d’arène pour assister à ce concours qui n’aura fait que des satisfaits, sauf les absents.

En effet, que ce soit côté raseteurs : Valette, Cano, Fougère, Toureau, Mebarek, Oleskevich (se retire au troisième), Perez et surtout Schuller qui comme sur un nuage s’est sublimé et nous a fait vibrer (plus quatre tourneurs) ou du côté cocardiers qui tous ont été bons, même si ceux de la première partie ont manqué de travail, l’ensemble fut excellent y compris le suppléant de Jacques Valentin, Guillaume Ruiz, qui au micro a su mener parfaitement la course. Et pourtant cela aurait pu tourner au drame, quand Tancrède dernier taureau de la course, de la saison, à la dernière minute et sur le dernier raset, décroche D. Fougère et le malmène en contre piste. Heureusement, Dimitri s’en tire avec une belle estafilade dans le dos « seulement ». C’est donc très justement que le président offre un Carmen général pour le travail des hommes, les prestations des taureaux et pour le public venu nombreux durant  toute la fête.

Lou Carraï (Lafon)

Il se place et se déplace très bien, ne laisse rien sans réponse, lui manque seulement un plus de présence à l’arrivée à la barrière. Un excellent premier, avec une baisse de régime sur la fin. Il conserve ses ficelles. (2 C plus rentrée).

Cassaben (Martini)

S’il choisit de sélectionner, on ne peut qu’être frappé par sa tenue de piste, dos à la barrière mais surtout de très judicieux changement de terrain et un calme olympien.

  Préférant les rasets courts et engagé, il attendra souvent le bon cite, et alors la réplique est incisive. Aurait gagné à plus de pression. Il rentre une ficelle, un Carmen plus retour.

Papagaï (Lagarde)

Mobile, il chasse le blanc rendant toute approche difficile. Quand c’est possible, il vient fort et jusqu’au bout même si on ne lui fait pas de cadeaux. Dommage qu’il ait manqué de travail car il enchaine très bien sur les séries. Enfin, quatorzième, Valette le consent et tire bien ce qui lui permet de conclure spectaculairement mais de céder son second gland. Nous en resterons là, 3 C plus rentrée.

Nîmois (Briaux)

Il se livre bien, franchement et sans exception. Aux ficelles, alors qu’à gauche Perez fait ce qu’il peut, à droite Schuller et Cano vont emballer sa course lui permettant d’étaler ses qualités de combattant dans une prestation brillante. Huit fois la musique, une belle ovation du public, et il rentre une ficelle.

Camarkas (St Antoine)

Il faut qu’il dépense un surplus d’énergie, alors durant des minutes il va franchir les barrières dans les deux sens. Puis, il s’arrête enfin, et là commencent les choses sérieuses. Chaque cite est conclu par une monumentale action (4 C). Aux ficelles, malgré les primes  (500 Euros), rien ne vient. Il rentre donc ses ficelles en musique.

Lion (Blatière-Bessac)

Il débute bien avec deux belles finitions. Puis aux ficelles, il faudra attendre que la pression monte pour le voir hausser le ton avec d’excellentes finitions (4 C). Dommage que l’encocardement ne lui ait pas permis d’aller au- delà de la neuvième. Retour en musique.

Tancrède (Nicollin)

Vif et volontaire, on le sent prêt au meilleur car tout est honoré mais en plus avec finition quasi systématique. Les rubans tiennent sept minutes et aux ficelles le travail se calme.

Dernière minute, D. Fougère tente un dernier raset, Tancrède fond sur lui, s’envole avec lui au-dessus des planches, le bouscule l’empêchant de s’accrocher et s’acharne sur lui en contre piste, alors que les raseteurs essaient de tirer leur malheureux collègue sous le marche pied. Emmené à l’infirmerie, on apprendra plus tard  que Dimitri s’en tire avec uniquement  une belle estafilade dans le dos, ouf !

Tancrède, lui réintègre avec ses ficelles, la musique et une belle ovation.

 

                                         Courrejau

 

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