Arles ,finale le 9 octobre 2011

Une finale révélatrice des errements de la course camarguaise.
Garlan en Or et St Rémois plébiscité.
Sana être le plein, c’était une belle entrée pour assister à cette soixantième finale du trophée taurin qui comme l’an dernier ne sera pas d’un grand niveau.
J’avais critiqué la capelado trop longue et inappropriée de la palme, la leçon a été retenue puisque aujourd’hui ce fut plus expéditif, avec une entrée sans cul ni tête.
Les jeux étant faits, restait la distinction du taureau de la journée. Difficile de le trouver dans la première partie car Géricault, disons le, s’en être passé au travers ne répéta pas ses précédentes sorties, Embrun n’avait même pas sa place et Athor s’il fut dangereux n’a pas été le taureau dominateur que l’on connaissait.
En seconde partie, Garlan, biou d’or, était hors concours pour le titre de la journée, venait donc le tour de Guépard qui rata sa finale. Puis Valmont fut, à mon sens le plus cocardier et c’est à lui que devait revenir le prix. Mais sortait ensuite St Rémois, telle une machine à taper aux planches, sans discernement sur raseteurs, tourneurs ou spectateurs il cognera jusqu’à épuisement. Si la bravoure force le respect, il en est autrement pour ses qualités de cocardier. Et le plus triste, ce n’est pas que le jury lui ait octroyé le prix, mais de voir des milliers de spectateurs le plébisciter. Course camarguaise, où sont passées tes valeurs ? Nous avons les taureaux à l’image des spectateurs, et c’est normal ! On fabrique les taureaux que les gens veulent voir et que les raseteurs veulent travailler. Le critère majeur est le coup de barrière ! La tenue, la méchanceté, l’intelligence de course et la capacité à gérer sa prestation pour ne pas se laisser prendre le dessus ne sont plus des qualités. L’essentiel est de taper, même sans envoyer les cornes comme le fait St Rémois, même si il faut arrêter les hommes pour que le taureau se reprenne, même si se sont les hommes eux même qui par « pitié » arrête de travailler, peu importe , si le taureau tape…Nous traversons une crise importante d’identité de la course camarguaise, et tout redressement passera par une rééducation du public ! Le peut-on ?
Je ne suis pas très optimiste, mais il faut rêver…
Pour en revenir à la course :
Géricault ( Chauvet)
Six minutes de la meilleure trempe, puis arrêt… refuse beaucoup et termine péniblement cédant sa seconde ficelle à la limite.
Embrun (Nicollin)
C’est la commission du trophée qui choisit les cocardiers de la finale, et pour lui ce fut une erreur. Il n’a pas l’étoffe du niveau d’une finale. Pas de tenue, beaucoup de refus, brouillon, il ne laissera pas un grand souvenir.
Athor (Daumas)
La pression de la finale et la grande piste d’Arles lui ont posé problème. Il est vrai aussi, pour être objectif, que les hommes ne l’ont pas beaucoup aidé. Il est tout de même un des rares qui se soit fait respecté.
Garlan (Les Beaumelles)
Après sa précédente sortie en demie teinte, Garlan manquait encore de mordant.
Mais il a des ressources, notamment avec sa tenue et ses anticipations. Cocardier sérieux, il fera face et créera l’émotion sur une superbe enfermée où il ramène H Poujol jusqu’à la planche. Mission accomplie, même si elle n’avait pas le b rio habituel. Il rentre une ficelle.
Guépard (Cuillé)
Après sa belle sortie du Grau du roi, Guépard a montré ses limites.
Cité arrêté, il maitrise et se fait remarqué par ses finitions meurtrières. Mais sur reprises et pire encore sur des séries, il a la tête qui tourne. Douze minutes de présence, peu convaincantes.
Valmont (Lautier)
Par sa maitrise de la piste, ses accélérations, comme celle sur Villard, et ses finitions meurtrières, il sera le vrai cocardier affûté de l’après midi. Le prix n’aurait jamais du lui échapper. Il rentre une ficelle.
St Rémois (FM)
Le vrai barricadier, certes pas dangereux du tout mais dans le moule que le public aime.
Se jetant sur tout ce qui bouge, raseteurs bien sûr mais aussi tourneurs et spectateurs de la contre piste, il va dépenser une énergie considérable pour alimenter une bravoure hors pair, elle tout à fait dans le style des Bernacles.
Il termine bien cette finale qui en avait bien besoin et le titre de meilleur taureau de la finale.
Courrejau
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |